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Le film mauricien “Lonbraz Kann” triomphe au Festival de Cinéma Africain de Tarifa et Tanger

Le film mauricien “Lonbraz Kann” triomphe au Festival de Cinéma Africain de Tarifa et Tanger

04/06/2016
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Le film mauricien “Lonbraz Kann” a triomphé au Festival de Cinéma Africain FCAT, qui pour la première fois s’est déroulé pendant neuf jours sur les deux rives du Détroit de Gibraltar, à Tarifa (Espagne) et à Tanger (Maroc).

Dans un gala de remise des prix du festival déroulée à Tarifa, le prix Griot de Tarifa du Meilleur Long-métrage de Fiction, parrainé par les chefs d’entreprise de la région, a été remis au premier long-métrage de fiction du réalisateur mauricien David Constantin, qui a mis pas moins de 8 années à réaliser “Lonbraz Kann” (A l’ombre des cannes de sucre, Ile Maurice/France/Mozambique/La Réunion, 2014).

L’œuvre, le deuxième film de fiction réalisé dans toute l’histoire de l’Ile Maurice, raconte la crise provoquée chez les ouvriers suite à la fermeture soudaine d’une industrie sucrière pour la construction d’une urbanisation de luxe et d’un terrain de golf sur l’Ile Maurice. Ils assistent impuissants à la métamorphose du monde qui les entoure et feront front commun dès lors devant la crise.

David Constantin a dirigé divers courts-métrages et documentaires primés dans des festivals internationaux et participe activement à de nombreuses activités de formation et de diffusion du cinéma produit dans l’Océan indien. Le Conseiller au Tourisme de la ville de Tarifa, Sebastian Galindo, fut chargé de lui remettre le prix.

Autres prix décernés au festival

Pour sa part, le film sud-africain « The Endless River » a été récompensé avec le prix du public, le Prix des Deux Rives, issu d’un vote des spectateurs des deux villes.

Par ailleurs, “La Route du Pain” (Maroc/France/Belgique, 2015) du marocain Hisham Elladdaqi a reçu le prix de l’entente du meilleur documentaire, prix parrainé par l’Hôtel The Riad de Tarifa. Dans cette production Hicham Elladdaqi exprime la réalité des habitants d’un quartier populaire de Marrakech affectée par la croissance de l’activité touristique à l’origine de la croissance économique de la ville.

Il s’agit du premier long-métrage documentaire de Elladdaqi, qui avec son premier court, “Quelques pieds ne peuvent pas danser”, a participé à divers festivals internationaux. Il a reçu le prix des mains de Pedro Gonzalez, directeur de l’Hôtel The Riad.

Prix des Deux Rives

Les spectateurs des deux sites du festival, Tarifa et Tanger, ont décidé du Prix du Public, le Prix des Deux Rives, qui est revenu au long-métrage sud-africain “The Endless River”, d’Oliver Hermanus (Afrique du sud/ France, 2015). Les maires de Tanger (Maroc), Mohamed Bachir Abdellaoui, et de Tarifa (Espagne), Francisco Ruiz Giraldez, ont remis le prix conjointement.

Hermanus, raconte, dans son troisième long-métrage, une histoire d’amour de l’Afrique du sud post-apartheid, histoire marquée par la colère, la douleur et la solitude. Hermanus, un des cinéastes les plus reconnus de la scène africaine, a réalisé divers courts-métrages, documentaires et trois longs-métrages, tous sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux.

Le jury a décidé de remettre une mention spéciale à “Fi Rassi rond-point” (Algérie/France/Liban/Qatar, 2015). Les conditions de travail et les conditions sociales des ouvriers sous-tendent ce film qui relate la vie dans l’abattoir le plus important d’Alger.

Le film dirigé par Hassen Ferhani a été amplement primé dans des festivals comme le Festival International de Cinéma d’Amiens et le Festival International du Documentaire FID de Marseille, ainsi que dans le Festival International du Documentaire d’Amsterdam (Pays-Bas), ou encore le Festival International de Cinéma de Turin (Italie).

Le Jury des Jeunes a remis le Prix du Meilleur Court-métrage de la section “En Bref” au film algérien « Un Métier Bien » (France/Algérie, 2015) de Farid Bentoumi pour avoir ouvert un débat autour de la nature de l’islam et du conflit djihadiste d’une manière multi-facettes, sans paternalisme idéologique, avec des images très puissantes qui résistent à la mémoire, pour sa photographie et sa grande qualité technique, ainsi que pour la qualité de l’interprétation. C’est Manuel Ruiz, directeur de Emalgesa (Aqualia) qui parraine cette récompense qui a remis le Prix.

Enfin, l’actrice, chanteuse et artiste plasticienne d’origine tunisienne Ghalia Benali s’est chargée de remettre le Prix de la Meilleure Interprétation Féminine, parrainé par la Fondation des Femmes pour l’Afrique, pour son rôle dans le film “A peine j’ouvre les yeux” (Tunisie/France/Belgique, 2015). Le gala de clôture s’est achevé sur la performance de soixante-dix enfants de l’Ecole de Musique de Tarifa, qui ont interprété des berceuses du Baobab, chansons traditionnelles africaines.

Le jury de cette édition du FCAT Tarifa-Tanger était composé de l’attachée à la coopération culturelle et à l’éducation pour le Sud de l’Espagne du Consulat de France à Séville, Annouchka de Andrade, du journaliste marocain Reda Benjelloun, spécialiste en cinéma documentaire, et du professeur Javier Mohedano, qui soutient le FCAT depuis ses débuts. Par ailleurs, faisaient partie du jury des jeunes Joven José Alberto Cárdenas García, María Inés Serrano Ojeda, Luis Alfonso Sena Serrano et Juan Antonio Navarro Cádiz, jeunes tous concernés par le monde du cinema et par l’image.

Festival intercontinental

Pour son retour à Tarifa, le treizième Festival de Cinéma Africain FCAT est, cette année, devenu un rendez-vous intercontinental qui déploie, depuis le 26 mai dernier, un pont de cinéma de chaque côté du Détroit de Gibraltar, à Tarifa et à Tanger. Au total, ce seront 76 films qui ont été projetés, 76 films de 26 pays – dont 17 pays africains – desquels se distinguent le Maroc avec 11 réalisations, l’Algérie et l’Egypte avec cinq, ou encore l’Afrique du Sud et la Tunisie à égalité avec 4 films. Sans oublier bien sûr Madagascar, l’Ile Maurice, le Lesotho, la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Mali, l’Ethiopie, le Nigeria et le Soudan, entre autres.

Ces films ont été projetés dans les deux sections de films en compétition (“Hypermétropie” et “En bref”) et dans 5 autres sections parallèles hors compétition : « Afroscope », Si Tanger m’était contée », L’Afrique en rythme », « Estrachando » et « Nous, les Aliens ».

Le FCAT bénéficie du soutien majeur des mairies de Tarifa et de Tanger, du gouvernement de la Province de Cadix, de la Wilaya de la région de Tanger-Tetuan-Alhucemas, de l’APDN (Agence pour le Développement de la Région Nord du Maroc), ainsi que du CCME (Conseil de la Communauté des Marocains à l’Etranger).

De même, le FCAT compte parmi ses sponsors principaux la Coopération Espagnole et l’entreprise Aqualia. A ceux-ci s’ajoutent la banque Chaabi Bank España et la Fondation Chaabi Bank, la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée et la Maison Arabe, ainsi que l’Institut Halal, la Fondation des Femmes pour l’Afrique, l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed) et le programme de formation ACERCA-FIIAPP, entre autres.

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