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Ghalia Benali du film tunisien « A peine j’ouvre les yeux » gagne le Prix de la Meilleure actrice féminine de la section « Hypermétropie » sponsorisé par la Fondation Mujeres por Africa

Ghalia Benali du film tunisien « A peine j’ouvre les yeux » gagne le Prix de la Meilleure actrice féminine de la section « Hypermétropie » sponsorisé par la Fondation Mujeres por Africa

04/06/2016
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Ce prix décerné au personage la chanteuse tunisienne Thalia Benali se justifie selon le jury par son courage et sa persévérance dans son formidable rôle de mère de famille qui peut et doit servir de modèle à toutes les femmes de son pays et même au-delà.

Leyla Bouzid, fille du célèbre réalisateur tunisien Nouri Bouzid, vit entre Paris et Tunis, où elle a grandi. Après le baccalauréat, elle part à Paris pour étudier la littérature à la Sorbonne. Après de nombreux stages et la réalisation de son premier court-métrage Sbeh el Khir, elle intègre La Fémis à Paris en section Réalisation. Soubresauts, son film de fin d’études remporte le Grand Prix du Jury des films d’écoles au festival Premiers Plans d’Angers (France) en 2012. A peine j’ouvre les yeux est son premier long-métrage. Il a été sélectionné et primé dans de nombreux festivals internationaux.

Le film revisite l’histoire tunisienne quand à l’été Tunis 2010, quelques mois avant la Révolution, Farah, 18 ans, passe son bac et sa famille l’imagine déjà médecin… mais elle ne voit pas les choses de la même manière. Elle chante au sein d’un groupe de rock engagé. Elle vibre, s’enivre, découvre l’amour et sa ville de nuit contre la volonté d’Hayet, sa mère, qui connaît la Tunisie et ses interdits.

La 13ème Festival de Cinéma Africain FCAT a offert pendant 9 journées, des jours de cinéma, aux deux peuples des deux rives du Détroit de Gibraltar (Tarifa et Tanger) des deux villes (Espagne et Maroc) et des deux continents (Espagne et Afrique).

 Cette année, et pour la première fois, le festival fait un saut à Tanger, en édifiant ainsi un pont de cinéma, composé de 76 films dont 43 projetés de 26 pays, entre Tarifa (Cadix, Espagne) et Tanger (Maroc).

Après son ouverture le 26 mai à Tanger, de l’autre côté marocain de la rive, la cérémonie officielle du FCAT 2016 a débuté par une « batucada » à travers les rues de Tarifa avec le groupe sénégalais Ngalam. L’actrice sévillane Belén López fut la maîtresse de cérémonie du gala, cérémonie égayée sur scène par la Chorale de Tarifa avec des thèmes africains, présence de plusieurs personnalités, notamment le maire de la ville, Francisco Ruiz,  le porte-parole du conseil municipal de Tanger, Mohammed Bouzidane, le conseiller à la culture de Tarifa, Ezequiel Andreu, ainsi que le conseiller au tourisme, Sebastián Galindo.

Le FCAT a célébré son ouverture officielle à Tarifa avec la projection du film « L’orchestre des aveugles » de Mohamed Mouftakir (Maroc, 2014). Ce film raconte comment les musiciens d’un orchestre un peu spécial doivent faire semblant d’être aveugles pour jouer dans les fêtes réservées aux femmes, dans les familles les plus conservatrices.

L’inauguration à Tanger

Cette simple manifestation vient compléter l’inauguration célébrée hier à la Cinémathèque de Tanger, siège du FCAT de l’autre côté du Détroit. La Cinémathèque, poumon culturel de la ville, est administrée par une association à but non lucratif qui cherche à préserver et à diffuser la culture et à impulser le cinéma d’auteur. Des années auparavant, à la place de la Cinémathèque se trouvait le fameux Cinéma Rif, lieu de rencontre de la communauté espagnole à Tanger. Fermé pendant des années, il fut ouvert à nouveau pour faire place à la cinémathèque. Il dispose d’un fonds de plus de 1000 films de la période coloniale et postcoloniale du Maroc et du monde arabe.

Les deux villes partageront une sélection de films réalisée par la Cinémathèque de Tanger. Etaient présents, lors de l’inauguration, le maire de Tanger, Mohamed El Bachir Abdellaoui, le maire de Tarifa, Francisco Ruiz Giráldez, le consul d’Espagne à Tanger, Arturo Reig, la directrice de la Cinémathèque de Tanger, Malika Chaghal et la directrice du FCAT, Mane Cisneros.

Du cinéma et plus encore

Le FCAT 2016 a offert aux cinéphiles l’opportunité de regarder 43 films sur les 76 programmés, en provenance de 26 pays, dont 17 pays africains.

Il s’agit notamment du Maroc avec 11 réalisations, l’Algérie et l’Egypte avec 5 films, ou l’Afrique du sud et la Tunisie avec 4 films chacun. Sans oublier bien sûr les réalisations de Madagascar, de l’Ile Maurice, du Lesotho, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Mali, de l’Ethiopie, du Nigéria et du Soudan, entre autres.

Ces films ont été projetés dans deux sections de films en compétition (« Hypermétropie » et « En bref ») et dans cinq autres sections hors compétition : « Afroscope », « Si Tanger m’était contée », « L’Afrique en rythme », « Estrechando » et « Nous, les aliens».

Lors de cette 13è édition, il y a eu d’autres activités parallèles en rapport avec le cinéma et l’Afrique : « l’Espace Ecole », qui apporte la réalité africaine à 1200 élèves de Tarifa et de la province de Cadix, ou la « « Radio des Deux Rives, un atelier de radio qui a débuté le 26 mai à Tanger, duquel les élèves des deux rives ont retransmis, grâce aux ondes, leur expérience du festival.

Les amateurs de cinéma ont eu des occasions de débattre avec les réalisateurs invités grâce aux Apéritifs de cinéma, qui ont eu lieu tous les jours, à partir de 13h00 à l’hôtel The Riad. L’Arbre à Palabres a été un forum de formation pour les administrateurs culturels, les programmateurs et les cinéphiles. Par ailleurs, il y a eu des expositions, de la musique et des activités prévues pour les familles.

De nombreux soutiens

Le FCAT bénéficie du soutien majeur des mairies de Tarifa et de Tanger, du Conseil de la province de Cadix, de la Wilaya de la région Tanger-Tetuan-Alhucemas, de l’ADPN (Agence Pour le Développement de la région du Nord du Maroc), ainsi que du CCME (Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger).

De même, on compte parmi les soutiens la Coopération Espagnole et l’entreprise Aqualia comme sponsors principaux, auxquels s’ajoutent la banque Chaabi Bank España et la fondation Chaabi Bank, la Fondation des 3 Cultures de la Méditerranée, la Maison Arabe, ainsi que l’Institut Halal, la Fondation des Femmes pour l’Afrique, l’Institut Européen pour la Méditerranée (IEMed), et le programme de formation ACERCA-FIIAP, entre autres.

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